Archive pour février 2009

PostHeaderIcon Article « spécial énergie » du 6 février 2009 Paysan Breton du « Economie d’énergie » En porcherie : les échangeurs thermiques

En porcherie : les échangeurs thermiques
SOURCES D’ÉNERGIE ET … D’OXYGÈNE

L'entrée d'air du nouveau bâtiment (à côté du silo) et l'un des échangeurs sur le toit.

L'entrée d'air du nouveau bâtiment (à côté du silo) et l'un des échangeurs sur le toit.

La récupération de calories dans l’air extrait des porcheries permet de réaliser des économies de chauffage. Elle assure aussi une meilleure aération des bâtiments.

Christian Olivier

Christian Olivier

« Avec un bâtiment supplémentaire de 500 places de post sevrage et 450 places d’engraissement, je ne consomme pas plus d’électricité sur l’élevage qu’auparavant », affirme Christian Olivier, éleveur de porcs lourds (120 truies), à St Derrien dans le Nord Finistère. Le rapatriement d’une partie des porcs au siège de l’exploitation l’a contraint à construire, en 2007, une nouvelle porcherie à côté de l’engraissement existant.  »L’objectif, en terme de consommation d’énergie, était de continuer à bénéficier de l’option Tempo et du tarif bleu. Au- dessus de 36 k VA d’abonnement, le ticket d’accès au tarif jaune demandé par EDF était d’environ 3000 €. Il m’aurait, de plus, obligé à m’équiper d’un groupe électrogène occasion (7000 €) « . Cet objectif a été respecté grâce aux quatre échangeurs thermiques, installés sur la gaine de ventilation centralisée, dans les combles du nouveau bâtiment, pour un coût de 10 000 euros. Les calories de l’air vicié, extrait de la porcherie, sont transmises à l’air entrant, dans les échangeurs. Un transfert synonyme d’économie de chauffage en post-sevrage.
De la chaleur dans les combles
Les quatre échangeurs cumulés ont une capacité de 70 kWh.  »Avec un rendement de 42%, 30 kWh environ entrent dans les combles du bâtiment », déclare Michel Loaec,concepteur et installateur d’échangeurs thermiques. À raison de cinq mois plein d’utilisation dans l’année, soit 3500 heures, 100 000 kW sont ainsi utilisés. « Ces kilowatts re¬présentent une économie directe de chauffage. L’échangeur permet un gain, entre l’air extérieur et l’air entrant dans les salles, d’une dizaine de degrés. ils permettent également une meilleure ventilation en période froide est également meilleure, ce qui contribue à l’amélioration des conditions d’élevage », précise Michel Loaec.
Aération des bâtiments
Lorsque la température est de zéro degré à l’extérieur, l’air entre dans les combles à 10°C,  après avoir traversé l’échangeur. Des combles, l’air réchauffé entre dans les salles par le plafond diffuseur et se mélange à l’air ambiant. Fini les problèmes liés aux descentes directes d’air froid sur les porcs à l’engrais ou le manque de ventilation dans les bâtiments. « Le gain de chauffage en post-sevrage est évident même si l’appoint, par aérotherme, est nécessaire dans les trois premières semaines », déclare Christian. L’économie la plus importante se situe, selon lui, au niveau des performances zootechniques des animaux.  »En sortie de post-sevrage, les porcs sont répartis entre les salles d’engraissement de l’ancien et du nouveau bâtiment. Dans le nouveau bâtiment, les charcutiers sortent, en moyenne, une semaine plus tôt que dans l’ancien. La différence de croissance provient d’une meilleure ambiance dans les salles ». L’air chaud qui entre dans les combles permet une bonne ventilation. La diminution des poussières et des gaz, qui ont tendance à stagner en hiver ou pendant les nuits froides, faute d’aération suffisante, a une incidence sur les performances zootechniques. Une quinzaine de kilos d’aliment consommés en moins par charcutier dans les salles du nouveau bâtiment: l’économie énergétique la plus marquante se situe probablement au niveau de l’indice de consommation.
Consommation de chauffage divisée par dix
En production porcine, l’énergie directe, c’est-à-dire celle consommée directement dans les bâtiments d’élevage, représente environ 2.2% du coût de production. Cette part a augmenté de 12% sur les 5 dernières années. La consommation globale par porc produit est de 48 kWh. Le post-sevrage est le plus énergivore avec 36% du total; et la part du chauffage représente à lui seul 80% (8 à 12 kWh par porc).
Relevé de consommation dans un élevage du Nord Finistère:

Bâtiment post-sevrage de 18 salles de 270 porcs (6 à 33 kgs), équipé de 12 échangeurs de 27.7 kWh soit 332 kWh équivalents. Consommation globale du 23/ Il /06 au 19/01/09 : 214 489 kW
Soit 3.3 kWh par porcelet
Consommation chauffage: 73 812 kW
Soit 1.2 kWh par porcelet

Chez Bernard Toulec à La Martyre (29), 1500 euros économisés en PS.

Michel Loaec (à gauche) et Bernard Toulec vont travailler avec l'Ifip et la Chambre d'agriculture sur l'analyse des charges d'énergie dans les différents ateliers de l'exploitation.

Michel Loaec (à gauche) et Bernard Toulec vont travailler avec l'Ifip et la Chambre d'agriculture sur l'analyse des charges d'énergie dans les différents ateliers de l'exploitation.

Bernard Toulec a restucturé son élevage en 2005, sans augmentation d’effectif. Les deux bâtiments de post-sevrages (2000 places au total) ont été équipés d’une ventilation centralisée et d’un laveur d’air, pour des raisons environnementales. « Tant qu’à avoir un laveur d’air, j’ai choisi d’installer quatre échangeurs thermiques pour récupérer de l’énergie », déclare Bernard. Le coût du laveur s’élève à 12000 euros et celui des échangeurs à 13000 euros. « Après l’installation des échangeurs, j’ai réalisé une économie de plus de 30000 Kw sur l’ensemble de l’élevage (1500 euros). L’équipement général de l’élevage n’ayant pas évolué sur cette période, l’économie provient d’un chauffage moindre en PS ». Sans compter les possibles effets zootechniques liés à tme meilleure ambiance dans les salles, relevée par l’éleveur, l’investissement dans l’échangeur thennique sera amorti en cinq à six ans. La société Anavelec, l’Ifip et la Chambre d’agriculture, dans un projet commun, vont installer des compteurs dans les différentes parties de l’élevage dans le but d’analyser et de rationaliser les consommations énergétiques.

PostHeaderIcon Porc magazine du 10 janvier 2009 : Poulailler transformé en porcherie

Comment transformer un vieux poulailler en porcherie d’engraissement?

Comment adapter la ventilation dynamique?

Parmi les priorités techniques de Florent Abgrall, la ventilation dynamique associée au système paillé est choisie en vue d’optimiser l’indice de consommation et de minimiser la consommation de paille. Pour raisonner ce principe, il a fait appel à l’expertise de Michel Loaëc (Société Anavelec). « C’est la première fois en 30ans de carrière qu’il m’est donné de réaliser ce type d’installation mais c’est un chalenge qui m’intéresse… », reconnaît l’un de nos meilleurs spécialistes français de l’ambiance en porcherie. Cette opération a nécessité la réorganisation des entrées et sorties d’air (trappes de ventilation du poulailler condamnées), situées dans le faitage mais dans une configuration en quinconce. Pour michel Loaëc: »l’esprit de l’installation repose sur la récupération associée des cheminées à de nouveaux équipements standarts (ventilateurs) faciles à dépanner… ». La ventilation régulée répond à des températures de consigne réglées manuellement.

Mesure de températureFumigèneRégule RVC10

PostHeaderIcon Les nouveaux motoréducteurs sont arrivés (bus de communication)

Motoréducteurs Elodrive (Bus)

Les moto-réducteurs communiquants permettent de se connecter directement à une sonde de température, d’afficher celle-ci, de mémoriser la consigne afin de réguler en autonome si perte de communication, de gérer des entrées sorties déportées…
Ils sont notamment utilisés dans les bâtiments centralisés connectés au Varionet qui signale le motoréducteur en cas de perte de communication.

PostHeaderIcon Anavelec, le génie de l’air frais

Michel LOAEC, à gauche sur la photoInstallée en Finistère, la société Anavelec conçoit des systèmes climatiques adaptés aux élevages porcins. Ces systèmes, en plein dépôt de brevet, apportent la qualité sanitaire à l’air des porcs.que son gérant rédigeait les brevets.Jusqu’alors, seules des enveloppes SOLO assuraient une protection industrielle (minimale) au concept qui renferme plusieurs process. Actuellement, pourtant,quatorze porcheries sont déjà équipées. Une analytique “discrète”. Le Laboratoire de Développement et d’Analyses, LDA 22, près de Saint-Brieuc,reste encore discret (durant la rédaction des brevets) sur l’ensemble des analyses, déterminantes, menées pour la société Anavelec. Toutefois, il informe du suivi de l’ammoniac, en entrée et sortie de l’air, comme “bon critère de mesure de la qualité de l’air pour l’élevage porcin”. Pour la mesure de l’ammoniac, les ampoules de réactif à changement de coloration constitue, dans les périodes de mise au point, “la solution la plus appropriée par sa flexibilité et rapidité de mise en œuvre”.

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