PostHeaderIcon Article de réussir porcs de octobre 2009 (N°164) « L’engraissement neuf achève la cohérence de l’élevage »

L’ENGRAISSEMENT NEUF ACHÈVE LA COHÉRENCE DE ÉLEVAGE


Avec la construction d’un engraissement de 896 places, Béatrice et Daniel Picart, naisseurs-engraisseurs à Plouigneau, ont apporté une touche supplémentaire dans la voie d’un élevage qu’ils veulent autonome et fait pour durer.

Engraissement Neuf

Engraissement Neuf

Mr et Mme PICART

Mr et Mme PICART

Béatrice et Daniel Picart. « Notre satisfaction est de pouvoir tout produire nous mêmes, de la culture au compost, en passant par la fabrique d’aliment, l’élevage et la station de traitement. « 

Un bâtiment neuf de 896 places vient d’être inauguré par la SCEA Picart, à Plouigneau. Il permet de rapatrier l’ensemble de l’engraissement de l’élevage de 430 truies qui devait jusqu’alors faire appel à du façonnage.

L’élevage est ainsi ce que les éleveurs voulaient en faire: un système cohérent, pérenne, « socialement et économiquement », où « rien ne se perd, tout se transforme ».

En effet, la SCEA fabrique l’intégralité de son aliment, produit et engraisse la totalité de ses porcs charcutiers, et traite l’intégralité du lisier grâce à une station biologique avec séparation de phase en fonctionnement depuis 2006. Le refus de centrifugation est exporté en Beauce pour partie, et transformé en terreau « Terre de Bretagne » en sacs pour le reste.

Le nouvel engraissement est en outre équipé d’un système de lavage de l’air et de récupération totale des eaux de pluie. Bref, un élevage « fait pour durer », selon Daniel Picart qui préfère cette formule au terme de  » durable « , terme galvaudé à son goût.

Le bâtiment par lui-même fait appel à des techniques aujourd’hui bien éprouvées. D’une surface de 1 076 m2, il est constitué de quatre salles identiques de 224 places et d’un quai de 180 places. La ventilation est centralisée basse, avec un système de lavage d’air signé Anavelec (qui a en outre réalisé toute l’électricité et l’équipement de la station de traitement du lisier).

L’alimentation est en soupe, le bâtiment étant équipé de sa propre machine à soupe, car le bloc naissage, distant de 400 m environ, est au maximum de capacité de fabrication de soupe. Les eaux de pluie servent à alimenter le lavage d’air, et le lisier est pompé vers la station toute proche.

Cette autonomie du bâtiment par rapport aux existants de la SCEA a conduit à des surcoûts liés au quai et à l’installation de soupe.

Le coût du nouveau bâtiment est de 432000 €, auxquels il faut ajouter 41280 € pour le rachat des 10320 unités d’azote (droit à produire) de deux poulaillers dont les propriétaires ont pris leur retraite. Soit environ 500 euros par place (358 euros sans la machine à soupe, le lavage d’air et le quai).

Le bâtiment a été inauguré le 28 août avec la collaboration du groupement LT et Cochon de Bretagne, dont Daniel Picart est président. Le préfet du Finistère qui a accepté l’invitation a salué « ces gens assez courageux pour encore investir  » et assuré que « l‘État ne les laisserait pas en chemin « .

En plein débat sur la prolifération des algues vertes, Jacques Jaouen, président de la chambre d’agriculture du Finistère, a rappelé au préfet les efforts consentis par les agriculteurs du département dans le cadre du PMPOA2, et a souligné que plus de 200 stations de traitement étaient aujourd’hui en fonctionnement dans le département.

Claudine Gérard

UN ÉLEVAGE FAIT POUR DURER

• Les eaux de pluie sont récupérées pour le lavage d’air

Reserve d'eau de pluie

Reserve d'eau de pluie

La réserve d’eau de pluie gauche) permet de récupérer la totalité des eaux des 1071 m2 de   toiture pour alimenter le laveur d’air droite).

Lavage d'air

Lavage d'air

Le laveur d’air signé Anavelec possède en partie supérieure un pare-goutte pour piéger les fines particules d’eau et limiter l’évaporation .

Des choix d’équipements éprouvés

Salles

Salles

Des salles de 16 cases de 14 places, avec caillebotis béton, pla­fond alu perforé et 2,30 m3 par porc, et des cloisons pleines en Pvc.

Case

Case

Chaque case possède une auge (Rexlan) de 4.90 m (0.36m/porc)

Le quai d'attente

Le quai d'attente

Le quai d’attente de 180 places est séparé en cases et muni de rampes de brumisation.

• Station biologique au top et exportation des refus

La station de traitement biologique

La station de traitement biologique

La station de traitement biologique du lisier (395000 €) est en fonctionnement depuis 2007. 450 m3 de fosse de collecte des lisiers, 60 m3 de fosse d’homogénéisation, 1090 m3 de bassin d’aération 730 m3 de fosse de décantation et une lagune de 5200 m3.

Le refus de centrifugation

Le refus de centrifugation

Le refus de centrifugation du lisier est composté. Sur les 350 tonnes produites annuellement, 200 sont exportées en l’état vers la Beauce, et 150 sont transformées en terreau « Terre de Bretagne» (Agronor)

Terreau

Terreau

M Loaec Michel, M Loaec Louis-Guillaume et M Le Coz Fabien

M Loaec Michel, M Loaec Louis-Guillaume et M Le Coz Fabien

Logiciel dévellopé par l'entreprise Anavelec

Logiciel dévellopé par l'entreprise Anavelec

Michel Loaec, Louis-Guillaume Loaec (ingénieur de développement) et Fabien Le Coz (technicien) de la société Anavelec devant l’armoire de pilotage de la station de traite¬ment des effluents. Lentreprise a conçu et réalisé les automatismes et la supervision du système, ainsi que la mise en œuvre de l’ensemble de l’ouvrage électrique et hydraulique. La régulation du couple en fonction du débit a été une première sur ce type de process.


La centrifugeuse

La centrifugeuse


La centrifugeuse (Andritz) présentée par Ludovic Masson, technicien environnement au LT, est dotée d’un automate qui régule son débit d’approvisionnementpour être toujours à l’optimum de fonctionnement et réduire les coûts énergétiques.


Le préfet et M Picart

Daniel Picart a reçu le préfet du finistere dans son élevage, le 28 août dernier.

Michelloaec

Michel LOAEC Dirigeant de la société Anavelec intervient

Le préfet à l’écoute

En pleine polémique médiatique au sujet des algues vertes, Daniel Picart a tenu à exposer au préfet, venu à la porte ouverte, les efforts déployés par les éleveurs de porcs et « l’application exemplaire du PMPOA ». Le préfet a assuré les éleveurs du soutien de l’État à la filière porcine « si importante pour l’économie bretonne ».


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