Agriculture. Inauguration d’un équipement de trempage-séchage d’échalotes à Plouvorn

Article issu du site Internet du député http://www.gweneganbui.fr du 02/03/2013

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J’étais ce samedi matin à la Coopérative d’Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA) de Plouvorn qui inaugurait une machine de trempage – séchage d’échalotes.

Elaboré par la société Anavelec de Sainte-Sève, cet outil de séchage innovant, qui allie gains de compétitivité et performances énergétiques, va permettre aux producteurs d’échalotes du canton de réduire sensiblement les coûts liés à l’énergie. Ajouté à une meilleure organisation des producteurs lors de la mise en place du séchage, l’installation d’un échangeur de chaleur air/air et d’une douzaine de panneaux photovoltaïques  sont autant d’atouts techniques pour le développement économique du territoire.

La production d’échalotes en Finistère Nord représente plus de 80% de la production française. Ce sont 500 producteurs du Haut Léon qui cultivent 1500 hectares d’échalotes.

Après la signature de la Charte de territoire  Horn-Guillec vendredi 1er mars qui engage les agriculteurs à améliorer leurs pratiques agricoles, cet équipement témoigne  à nouveau de la volonté des agriculteurs à associer développement économique et développement durable.

Passage de témoin imminent chez Anavelec (Sainte-Sève – 29) et des projets plein les cartons.

Publication : 19-11-2012

Louis-Guillaume et Michel LOAEC
Louis-Guillaume et Michel LOAEC

En poste depuis 4 ans au sein de l’entreprise familiale créée par son père, Louis Guillaume Loaëc, en prendra officiellement les commandes le 1er janvier prochain. Ingénieur en informatique, rompu à l’automatisme et l’électrotechnique, diplômé d’un master européen, le jeune dirigeant de 31 ans suit les traces de son père, en véritable Géo Trouvetou, spécialiste de la ventilation pour les élevages de porc. « Depuis mon arrivée, explique-t-il, je me suis consacré à la R&D et ai repris tous les développements menés par mon père depuis 30 ans. Désormais, je vais devoir me dégager du temps pour prendre la direction. » « Moi, poursuit Michel, je vais imaginer de nouveaux prototypes de ventilation en rajoutant des process et poursuivre mes recherches dans le séchage de digestat issu de la méthanisation. Je crois fort au développement de ce secteur. C’est le moment où jamais de donner un coup d’accélérateur. »

La PME compte déjà 500 clients parmi lesquels 200 porcheries. Avec un CA de 1,85 million d’euros au 31.08.12, en hausse de 20 %, et 18 salariés, Michel Loaëc n’a eu cesse de diversifier ses activités. Aujourd’hui elles se répartissent de la sorte : 55 % relèvent de la vente de process pour la ventilation dans les élevages (qualité d’air sanitaire et économies d’énergie). Les échangeurs thermiques mis au point par Anavelec permettent ainsi de recycler une partie de la chaleur transportée. Autre activité initiée depuis 1994 et représentant 20 % du CA, est la vente de machines à traire et tout le SAV qui en découle. « Chez nous, la notion de service rendu 24h/24 à nos clients est primordiale, en particulier dans les élevages agricoles. Pour y parvenir, notre rayon d’action ne va pas au-delà de 30km ».

Le quart restant tient dans la diversification : conceptions d’arrosage autonomes pour les pépinières, systèmes de séchage pour le bois ou les échalotes, procédés de récupération du biogaz pour fournir de l’électricité ou de la chaleur, systèmes d’économie d’énergie, etc… « On est capable de tout faire, poursuit Michel Loaëc, rien ne nous arrête, on cherche jusqu’à ce qu’on trouve…. »

Article de reussir porcs de juin 2011 (n°183) « 330 truies aux normes anglaises  »

Porte ouverte à l'EARL Ruanlt (Ille-et-vilaine)

330 truies aux normes anglaises Welfare

A L’EARL RUANLT, l’agrandissement de l’élevage pour passer de 190 à 330 truies a été l’occasion d’investir dans les bâtiments aux normes bien être version anglaise.

Faire de la contrainte bien être une opportunité de valorisation. C’est l argument  développé par Cooperl Arc Atlantique pour inciter ses adhérents à mettre leurs élevages aux normes WELFARE, traduction du bien être en anglais. Ces normes répondent à un débouché en développement de 250 000 carcasses de porcs charcutiers par an vers le royaume uni.

Elles s’appuient sur le socle commun de la réglementation européenne en matière de bien être, auquel s’ajoutent des particularités, dont les plus exigeantes concernent les truies gestantes : un espace de 2.25m2 par animal calculé hors tubulaire fixe, et des truies libérées sitôt les inséminations terminées.

265 m2 de bâtiment supplémentaires. A l’EARL Ruanlt au Grand Fougeray, les éleveurs ont intégré ces spécificités dans l’aménagement de leurs nouveaux bâtiments. Le bloc verraterie est constitué de deux salles de 75 places, en 6 cases de 12 à 15 places.Les éleveurs ont choisi des réfectoires autobloquants (Calimat), avec une alimentation soupe.

L’une des salles est déjà occupée par des animaux. « Les truies sont toujours en liberté dès le sevrage. Elles ne sont bloquées que pour les inséminations. » explique François Ruanlt, le gérant de l’EARL. « Sur le premier lot inséminé, tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu de grosses bagarres, et elles sont toutes bien venues en chaleur. Les inséminations étaient terminées dès le mardi midi. »

Pour répondre aux normes WELFARE, la courette arière est dimensionnée pour que chaque truie dispose de 2.25m2, et les cochettes de 1.64m2. ‘Cela représente 265m2 de plus pour les deux salles », calcule Jacky Bernier, technicien bâtiment Cooperl Arc Atlantique.

Chiffres

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François Ruanlt, gérant de l’EARL Ruanlt, entouré de Gael Gérard et Magalie Moreau, salariés de l’élevage.

La partie gestante est constituée de trois salles de 58 places, correspondant chacune à une bande.Chaque salle est équipée du système d’alimentation. Les truies sont logées en groupe unique de 45 places. Dans la même salle, les cochettes disposent d’une case spécifique de 13 places, avec un accès indépendant à l’un des quatre alimentateurs.

« Les DAC, le Selfifeeder ou dans une moindre mesure les bâtflancs courts sont les systèmes les mieux adaptés au bien-être anglais, puisque la partie tubulaire fixe de ce types d’installation est réduite au minimum », explique Jacky Bernier.

A l’EARL Ruanlt, la surface pour les multipares est même calculée sur la base de 2.03m3, correspondant à la norme bien être pour des groupes de plus de 40 truies.

Le selfifeeder

avec le selfifeeder

Avec le Selfifeeder, les salles gestantes ne nécessitent pas de surfaces supplémentaires pour la norme Welfare. Trois des quatre alimentateurs sont destinés au groupe de truies gestantes. le quatrième pour les cochettes, logées dans une case à part des multipares.


Retour sur investissement de moins de trois ans

Pour cet élevage, le surcoût lié au Welfare représente près de 95 000€ au total. La charge la plus importante concerne la surface du bâtiment de 265m2, pour un coût de 79 000€.

A cela s’ajoutent les systèmes d’abreuvement supplémentaires pour les truies et les porcs charcutiers, ainsi que la main- d’œuvre (15300€). Cooperl Arc Atlantique a accordé une aide de 33 000€ à l’élevage. Le surcoût WELFARE pour l’EARL Ruanlt est donc près de 62 000€. « Avec la plus-value  de 3.8 cts/kg accordée aux carcasses labellisées Welfare, cet investissement sera rentabilisé en moins de trois ans », conclut Michel Bello, responsable de l’antenne CAA de Vitré.

MBMichel Bello, responsable de l’antenne CAA de Vitré

‘Le Welfare, source de plus-value à Cooperl Arc Atlantique »

« Le Welfare offre aux éleveurs qui s’investissent dans cette démarche une valorisation supplémentaires de 3.8cts/kg de carcasse. Cette plus-value s’ajoute aux 2.6cts et 2.8cts/kg respectivement pour la charte qualité et la certification CAA QUALIVIANDE. Soit une valorisation totale pouvant aller jusqu’à 9.2cts/kg carcasse conforme. Quand un éleveur met son troupeau de truies aux normes bien être, nous calculons avec lui si l’investissement supplémentaire peut être amorti rapidement. Le surcoût peut être limité par le choix du type de conduite en gestation : les systèmes DAC ou bat-flanc courts sont les mieux adaptés aux contraintes du Welfare. Généralement, ce surcoût est remboursé par les plus-value en moins de trois ans. »


Calcul

En chiffres

Earl Ruanlt, 35 Le Grand Fougeray

  • 330 truies NE

  • 3 UHT dont 2 UTH salariés

  • Groupement, aliment : Cooperl Arc Atlantique

  • Génétique : LW X LR (lignée femelle) et piétrain Nucléus

  • Conduite : 5 bandes, 58 truies à la mise bas, sevrage à 21 jours

  • 696 porcelets sevrés toutes les 4 semaines

  • 2 nurseries / post sevrage + 4 engraissements

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Une sucette à bille a été installée dans chaque case de verraterie. Les barrières de séparation disposent d’un passage d’homme.

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Le couloir central de la verraterie de 0.75m de large permet le passage du chariot à verrat (RV Biotech) pour la détection des chaleurs.

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Des échangeurs de chaleurs dans

tous les bâtiments


Aussi bien dans le bâtiment qui abrite les truies gestantes et les post-sevrages que l’engraissement construit en même temps, les éleveurs ont fait installer des échangeurs de chaleur à plaque air-air (Anavelec) qui récupèrent une partie des calories de l’air vicié pour les transférer à l’air entrant.

La ventilation centralisée limite le coût de ces installations. Mais le circuit doit être adapté, avec notamment une entrée d’air dans mes combles située à proximité de la sortie, pour que les circuits se croisent au niveau des échangeurs. Le bâtiment gestantes + post-sevrages dispose de quatre échangeurs de chaleur de 27.7 kw chacun.

Avec un rendement moyen de 43%, leur puissance utile total est de 48 kw pour un débit de 19 200m3/h. En engraissement, les échangeurs ont une puissance de 81 kw installé et 35kw utile pour un débit total de 16000m3/h.

« En réchauffant l’air entrant, on facilite le mélange des masses d’air dans les salles » souligne Michel Loaec, directeur d’Anavelec. « Les coûts de chauffage sont réduits, et surtout cela permet d’augmenter de 15 à 30% le niveau de ventilation en hiver, d’où une meilleur oxygénation des animaux entraînant de meilleures performances techniques ».


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Les quatre échangeurs sont situés dans le caisson d’extraction centralisé de l’air vicié. Ce caisson est équipé de volets régulés pour forcer l’air sortant à passer dans l’échangeur.

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Les échangeurs d’air Anavelec sont constitués de plaques dans lesquelles passe l’air chaud issu des salles. L’air froid en provenance de l’extérieur passe entre ces plaques et se réchauffe avant d’entrer dans les salles. Un système de lavage automatique permet de nettoyer les plaques pour maintenir un rendement d’échange optimal.

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Michel Loaec, Anavelec. « Les échangeurs réduisent les coûts de chauffage, et surtout permettent d’augmenter de 15 à 30% le niveau de ventilation en hiver, d’où une meilleure oxygénation des animaux. »

Panneaux solaires thermiques Paysan Breton du 10 au 16 juin 2011

Le soleil breton chauffe l’eau des veaux

Photo des panneaux (96m2)

À travers une porte ouverte, l’organisation de producteurs Coopéva communiquera sur la thématique de l’énergie à l’occasion de ses 25 ans

VEAU DE BOUCHERIE

« Dans un bâtiment veau de boucherie le coût de production d’eau chaude varie du simple au triple. Or, lorsque l’on se situe à 12 €/ veau, on peut mettre en œuvre des solutions pour baisser rapidement ce cout à 6-7€. D’où de sacrés gains, au bout du compte, si l’on multiplie par le nombre de veaux sortis », souligne Yvon Prigent, président de la coopéva. La coopérative, qui fête ses 25 ans, entend justement, à cette occasion, mettre l’accent sur la problématique énergie, qui sera de plus en plus cruciale à l’avenir pour la rentabilité des ateliers. Economies d’énergies mais aussi énergies renouvelables (solaire) seront donc au programme de la porte ouverte organisée le 17 juin avec plusieurs partenaires.

Rénovation globale

« Via cette journée, nous souhaitons montrer qu’en veaux, on peut gagner sa vie et innover pour gagner mieux demain », poursuit le président. C’est l’exploitation de Christian Merret, à Henvic (29), que les visiteurs seront invités à découvrir, soit un élevage de 505 places avec Dal et démarrage en cases. Mais aussi et surtout, un élevage qui a complètement revu sa stratégie énergétique. « J’ai commencé par refaire l’isolation d’un bâtiment qui datait de 1975, il y a un an, explique l’éleveur. De là, j’ai constaté l’amélioration des performances des animaux, grâce au fait qu’il y avait moins d’écart de température dans la salle. Dans la foulée, j’ai fait réaliser un diagnostic énergie et je me suis engagé dans la rénovation d’une salle ainsi que l’installation de panneaux solaires thermiques. Pour ces investissements, j’ai été aidé par le Plan de Performance Énergétique (PPE), à hauteur de 16.000€. A terme, j’espère être autonome énergétiquement à 50% pour la production d’eau chaude.

Du chauffage solaire

L’élevage s’est en effet récemment doté de 48 panneaux solaires qui offrent la possibilité de stocker 4500L d’eau à 75°C dans des chauffe-eau. Les quelques mois de recul conduisent l’éleveur à être confiant quant à la production de ces panneaux. « Même dans une journée couverte le matin, une éclaircie d’après-midi peut suffire à leur fonctionnement. Oui le soleil breton peut chauffer l’eau ! ». L’objectif est de descendre à 50Kwh/veau produit (donnée Michel Loaec, installateur Anavelec). Par ailleurs, dans un autre domaine et afin de valoriser les déjections de l’exploitation, l’éleveur a opté pour une couverture des fosses et un prétrempage des cases qui évite la dilution du lisier et permet son épandage sur céréales. Autant de choses visibles lors de la porte ouverte.

Solaire thermique : la puissance d’absorption importe

Les panneaux installés chez Christian Merret, allemands, sont de marque Citrin Solar. « Leur puissance d’absorption, en particulier, est importante. Par ailleurs, la taille de la tuyauterie en cuivre, est supérieure à la moyenne. Enfin, nous avons porté une attention particulière à la finition des panneaux, pour que rien ne soit perdu » détaille Michel Loaëc. Installés sur une longueur de 35m, les panneaux sont orientés Sud avec une inclinaison de 45°.

Anne-Laure Lussou

Le Plan de Performance Energétique (PPE) m’a aidé à investir (Paysan Breton 20 Mai 2011)

Gestante - Verraterie centralisée

Lors de la réorganisation de ses bâtiments, Mickaël Troadec a investi dans plusieurs échangeurs air – air, aidé par le PPE.
Tant qu’à investir dans du neuf, autant tout mettre en oeuvre pour minimiser la facture énergie: C’est ce qu’a fait Mickaël Troadec, naisseur —engraisseur à Quemper Guézennec (22). Désireux d’améliorer la marche en avant des animaux et d’optimiser la main d’oeuvre, il a réorganisé ses bâtiments. Il a ainsi investi dans un bâtiment neuf et aux normes «bien être » de gestante – verraterie (460 places), dans un nouveau PS (2 600 places) et rapatrié des places d’engraissement dans un ancien bâtiment. Dans les deux bâtiments neufs, des échangeurs de chaleur air — air ont été installés.


20 000 € d’aides

Un investissement, ces échangeurs, pour lequel il a bénéficié du Plan de performance énergétique (PPE), destiné à améliorer l’efficacité énergétique globale des exploitations. « Étant JA, j’ai pu bénéficier du taux maximum de prise en charge, à savoir 50 %. J’ai donc. perçu 20 000 € d’aides, ce qui n’est pas négligeable, commente l’éleveur. La démarche à suivre pour l’obtention de ces aides n’a pas été compliquée : j’ai fait réaliser un diagnostic Agri — Énergie par la Chambre d’agriculture. Puis, nous avons monté un dossier comprenant le devis des travaux et l’accord est intervenu rapidement. » Obligatoire, la phase du diagnostic énergie avait révélé une situation énergétique de l’exploitation relativement bonne, hormis pour l’atelier porc, avec des consommations (électricité + fioul + gaz) supérieures à la moyenne. D’où, là nécessité d’améliorer la « donne.
Environ 7 000 € de gain
Dans le bâtiment gestante — verraterie, le principe de ventilation retenu a été une sortie d’air centralisée avec gaine haute comprenant des antennes de reprise latérales qui puisent l’air vicié sous les caillebotis. Cette gaine centrale est équipée dé 3 échangeurs de 27,7 kw. De quoi permettre de prélever une partie de la chaleur contenue dans l’air extrait pour la transférer, dans l’air entrant, via les combles isolés du bâtiment. «Grâce à cegain de température — 7 à 8 °C pour une température extérieure de 0°C —, le risque de retombées d’air froid sur les animaux est moindre », commente Michel Loaec, l’installateur d’échangeurs (société Anavelec). Et donc le confort des animaux meilleur, d’où un gain zootechnique espéré en terme d’indice de consommation:
Par ailleurs, le bâtiment gestantes a été divisé en zones, pour la régulation centralisée, suivant les antennes. il est donc possible de freiner une trappe ou une autre, suivant la quantité d’animaux dans la zone. Enfin, des sondes de température (dans la salle et dans la zone d’arrivée d’air frais) et la possibilité de réglage des clapets de l’échangeur de chaleur permettent de garantir une ambiance homogène. De quoi s’adapter au nombre fluctuant d’animaux dans le bâtiment. Très serein quant à l’intérêt de son système, Mickaël Troadec en espère un gain (énergie) de 7 000 € pour le post sevrage auquel s’ajoute l’économie en aliment (difficilement chiffrable aujourd’hui) et le confort des animaux.
Anne-Laure Lussou

Article du 01 avril 2010 Le Télégramme « Esprit d’entreprise »

Ventilation. Anavelec améliore le confort des animaux

Assis sur un échangeur de chaleur, Michel Loaëc compte progressivement confier les rênes de sa société, Anavelec, à son fils Guillaume (en arrière-plan).
Assis sur un échangeur de chaleur, Michel Loaëc compte progressivement confier les rênes de sa société, Anavelec, à son fils Guillaume (en arrière-plan).


Le savoir-faire d’Anavelec permet aux porcelets et poussins de respirer un air sain. Aujourd’hui, l’entreprise de Sainte Sève compte produire de l’énergie à partir du lisier.

Pour la presse agricole, il est «l’un des spécialistes de l’ambiance en porcherie». À la tête d’Anavelec, Michel Loaëc est devenu incontournable dans le domaine de la ventilation pour les élevages de porcs, de lapins, de veaux, etc.

C’est en 1978, à l’âge de 26ans, que ce «Géo-trouvtout» s’enferme dans les granges d’une ferme saint-martinoise pour imaginer et concevoir ses premiers régulateurs de ventilation. Rapidement, cet électronicien de formation devient incontournable sur le marché.

«La notion de service»

«J’ai aussi développé la notion de service. J’étais et je suis toujours disponible 24heures sur 24 pour assurer un dépannage. Le service après-vente, c’est l’élément clé de notre entreprise», dit ce natif de Trégarantec, qui aura 58 ans demain. Voilà donc plus de 30 ans qu’il a créé Anavelec, un nom provenant de l’association des mots an avel (le vent en breton) et électricité. Et c’est en 1985 qu’il s’est installé à Sainte-Sève. «De 1978 à 1993, le chiffre d’affaires a été multiplié par 60», s’exclame Michel Loaëc.

Qualité de l’air

Son savoir-faire améliore considérablement le confort des animaux. Il adapte le système de climatisation en fonction des lieux. Un confort et une qualité sanitaire d’air qui, selon le P-DG, garantissent une viande de qualité. Et ce, en préservant l’environnement et en réalisant des économies d’énergie. Les échangeurs thermiques permettent ainsi de recycler une partie de la chaleur transportée. Outre les régulateurs de ventilation, Anavelec fabrique, à partir de 1994, des machines à traire. La diversification se poursuit avec la conception d’arrosages autonomes pour les pépinières, le chauffage des maisons de retraite, etc. Actuellement, l’entreprise compte 500 clients, dont 200porcheries et 150 producteurs laitiers. Une clientèle qui se situe essentiellement dans le Nord-Finistère et les Côtes-d’Armor.

Traiter le lisier

La société de Michel Loaëc envisage de développer la méthanisation à partir du traitement de lisier et de la fiente de volaille. Le biogaz produit par les effluents d’élevage serait destiné à fournir de l’électricité, de la chaleur… «On croit beaucoup au développement de la méthanisation, car nous avons la matière première chez nous et elle n’est pas valorisée. En Allemagne, des villages sont entièrement chauffés par ce biais-là», indique le P-DG. «Le traitement du lisier serait aussi un moyen de donner aux agriculteurs une ressource supplémentaire de revenus», enchaîne son fils, Guillaume, 28 ans, à qui le père compte progressivement confier les rênes de la société.

«Esprit d’équipe»

Dans l’entreprise de 15 salariés, il y a le père et le fils, mais aussi la mère, Michelle et Élodie, la compagne de Guillaume. «Nous sommes une entreprise familiale où nous faisons un peu de paternalisme, explique le P-DG. J’ai dû former 80 gars dans ma carrière et trois sont encore là depuis le début: Joël, Jean-Claude et Thierry». Le patron insiste beaucoup sur la «solidarité»: «Un véritable esprit d’équipe doit régner dans l’entreprise, sinon on ne peut pas progresser dans le temps. Il faut aussi être évolutif et savoir s’adapter. La réussite d’une entreprise, c’est également une histoire de volonté».

JACQUES CHANTEAU

Article « spécial énergie » du 6 février 2009 Paysan Breton du « Economie d’énergie » En porcherie : les échangeurs thermiques

En porcherie : les échangeurs thermiques
SOURCES D’ÉNERGIE ET … D’OXYGÈNE

L'entrée d'air du nouveau bâtiment (à côté du silo) et l'un des échangeurs sur le toit.
L'entrée d'air du nouveau bâtiment (à côté du silo) et l'un des échangeurs sur le toit.

La récupération de calories dans l’air extrait des porcheries permet de réaliser des économies de chauffage. Elle assure aussi une meilleure aération des bâtiments.

Christian Olivier
Christian Olivier

« Avec un bâtiment supplémentaire de 500 places de post sevrage et 450 places d’engraissement, je ne consomme pas plus d’électricité sur l’élevage qu’auparavant », affirme Christian Olivier, éleveur de porcs lourds (120 truies), à St Derrien dans le Nord Finistère. Le rapatriement d’une partie des porcs au siège de l’exploitation l’a contraint à construire, en 2007, une nouvelle porcherie à côté de l’engraissement existant.  »L’objectif, en terme de consommation d’énergie, était de continuer à bénéficier de l’option Tempo et du tarif bleu. Au- dessus de 36 k VA d’abonnement, le ticket d’accès au tarif jaune demandé par EDF était d’environ 3000 €. Il m’aurait, de plus, obligé à m’équiper d’un groupe électrogène occasion (7000 €) « . Cet objectif a été respecté grâce aux quatre échangeurs thermiques, installés sur la gaine de ventilation centralisée, dans les combles du nouveau bâtiment, pour un coût de 10 000 euros. Les calories de l’air vicié, extrait de la porcherie, sont transmises à l’air entrant, dans les échangeurs. Un transfert synonyme d’économie de chauffage en post-sevrage.
De la chaleur dans les combles
Les quatre échangeurs cumulés ont une capacité de 70 kWh.  »Avec un rendement de 42%, 30 kWh environ entrent dans les combles du bâtiment », déclare Michel Loaec,concepteur et installateur d’échangeurs thermiques. À raison de cinq mois plein d’utilisation dans l’année, soit 3500 heures, 100 000 kW sont ainsi utilisés. « Ces kilowatts re¬présentent une économie directe de chauffage. L’échangeur permet un gain, entre l’air extérieur et l’air entrant dans les salles, d’une dizaine de degrés. ils permettent également une meilleure ventilation en période froide est également meilleure, ce qui contribue à l’amélioration des conditions d’élevage », précise Michel Loaec.
Aération des bâtiments
Lorsque la température est de zéro degré à l’extérieur, l’air entre dans les combles à 10°C,  après avoir traversé l’échangeur. Des combles, l’air réchauffé entre dans les salles par le plafond diffuseur et se mélange à l’air ambiant. Fini les problèmes liés aux descentes directes d’air froid sur les porcs à l’engrais ou le manque de ventilation dans les bâtiments. « Le gain de chauffage en post-sevrage est évident même si l’appoint, par aérotherme, est nécessaire dans les trois premières semaines », déclare Christian. L’économie la plus importante se situe, selon lui, au niveau des performances zootechniques des animaux.  »En sortie de post-sevrage, les porcs sont répartis entre les salles d’engraissement de l’ancien et du nouveau bâtiment. Dans le nouveau bâtiment, les charcutiers sortent, en moyenne, une semaine plus tôt que dans l’ancien. La différence de croissance provient d’une meilleure ambiance dans les salles ». L’air chaud qui entre dans les combles permet une bonne ventilation. La diminution des poussières et des gaz, qui ont tendance à stagner en hiver ou pendant les nuits froides, faute d’aération suffisante, a une incidence sur les performances zootechniques. Une quinzaine de kilos d’aliment consommés en moins par charcutier dans les salles du nouveau bâtiment: l’économie énergétique la plus marquante se situe probablement au niveau de l’indice de consommation.
Consommation de chauffage divisée par dix
En production porcine, l’énergie directe, c’est-à-dire celle consommée directement dans les bâtiments d’élevage, représente environ 2.2% du coût de production. Cette part a augmenté de 12% sur les 5 dernières années. La consommation globale par porc produit est de 48 kWh. Le post-sevrage est le plus énergivore avec 36% du total; et la part du chauffage représente à lui seul 80% (8 à 12 kWh par porc).
Relevé de consommation dans un élevage du Nord Finistère:

Bâtiment post-sevrage de 18 salles de 270 porcs (6 à 33 kgs), équipé de 12 échangeurs de 27.7 kWh soit 332 kWh équivalents. Consommation globale du 23/ Il /06 au 19/01/09 : 214 489 kW
Soit 3.3 kWh par porcelet
Consommation chauffage: 73 812 kW
Soit 1.2 kWh par porcelet

Chez Bernard Toulec à La Martyre (29), 1500 euros économisés en PS.

Michel Loaec (à gauche) et Bernard Toulec vont travailler avec l'Ifip et la Chambre d'agriculture sur l'analyse des charges d'énergie dans les différents ateliers de l'exploitation.
Michel Loaec (à gauche) et Bernard Toulec vont travailler avec l'Ifip et la Chambre d'agriculture sur l'analyse des charges d'énergie dans les différents ateliers de l'exploitation.

Bernard Toulec a restucturé son élevage en 2005, sans augmentation d’effectif. Les deux bâtiments de post-sevrages (2000 places au total) ont été équipés d’une ventilation centralisée et d’un laveur d’air, pour des raisons environnementales. « Tant qu’à avoir un laveur d’air, j’ai choisi d’installer quatre échangeurs thermiques pour récupérer de l’énergie », déclare Bernard. Le coût du laveur s’élève à 12000 euros et celui des échangeurs à 13000 euros. « Après l’installation des échangeurs, j’ai réalisé une économie de plus de 30000 Kw sur l’ensemble de l’élevage (1500 euros). L’équipement général de l’élevage n’ayant pas évolué sur cette période, l’économie provient d’un chauffage moindre en PS ». Sans compter les possibles effets zootechniques liés à tme meilleure ambiance dans les salles, relevée par l’éleveur, l’investissement dans l’échangeur thennique sera amorti en cinq à six ans. La société Anavelec, l’Ifip et la Chambre d’agriculture, dans un projet commun, vont installer des compteurs dans les différentes parties de l’élevage dans le but d’analyser et de rationaliser les consommations énergétiques.

Porc magazine du 10 janvier 2009 : Poulailler transformé en porcherie

Comment transformer un vieux poulailler en porcherie d’engraissement?

Comment adapter la ventilation dynamique?

Parmi les priorités techniques de Florent Abgrall, la ventilation dynamique associée au système paillé est choisie en vue d’optimiser l’indice de consommation et de minimiser la consommation de paille. Pour raisonner ce principe, il a fait appel à l’expertise de Michel Loaëc (Société Anavelec). « C’est la première fois en 30ans de carrière qu’il m’est donné de réaliser ce type d’installation mais c’est un chalenge qui m’intéresse… », reconnaît l’un de nos meilleurs spécialistes français de l’ambiance en porcherie. Cette opération a nécessité la réorganisation des entrées et sorties d’air (trappes de ventilation du poulailler condamnées), situées dans le faitage mais dans une configuration en quinconce. Pour michel Loaëc: »l’esprit de l’installation repose sur la récupération associée des cheminées à de nouveaux équipements standarts (ventilateurs) faciles à dépanner… ». La ventilation régulée répond à des températures de consigne réglées manuellement.

Mesure de températureFumigèneRégule RVC10

Anavelec, le génie de l’air frais

Michel LOAEC, à gauche sur la photoInstallée en Finistère, la société Anavelec conçoit des systèmes climatiques adaptés aux élevages porcins. Ces systèmes, en plein dépôt de brevet, apportent la qualité sanitaire à l’air des porcs.que son gérant rédigeait les brevets.Jusqu’alors, seules des enveloppes SOLO assuraient une protection industrielle (minimale) au concept qui renferme plusieurs process. Actuellement, pourtant,quatorze porcheries sont déjà équipées. Une analytique “discrète”. Le Laboratoire de Développement et d’Analyses, LDA 22, près de Saint-Brieuc,reste encore discret (durant la rédaction des brevets) sur l’ensemble des analyses, déterminantes, menées pour la société Anavelec. Toutefois, il informe du suivi de l’ammoniac, en entrée et sortie de l’air, comme “bon critère de mesure de la qualité de l’air pour l’élevage porcin”. Pour la mesure de l’ammoniac, les ampoules de réactif à changement de coloration constitue, dans les périodes de mise au point, “la solution la plus appropriée par sa flexibilité et rapidité de mise en œuvre”.

Bretagne Innovation Juin 2006 : « ANAVELEC, l’innovation dans le vent »

Michel LOAEC
Michel LOAEC

ANAVELEC (du breton an avel : le vent- NDLR) est une entreprise finistérienne spécialisée dans le génie climatique appliqué au secteur des élevages de porcs. « Pour garantir une viande de qualité, il faut élever les animaux dans les meilleures conditions sanitaires !», rappelle Michel LOAEC, gérant de l’entreprise. Mais alors que d’autres se contenteraient de ventiler, Michel a décidé de développer un concept innovant qui permet d’assurer le bienêtre des animaux en climatisant les bâtiments d’élevage, tout en réalisant des économies d’énergies et en protégeant l’environnement. « Je travaille depuis plus de 5 ans avec les conseillers technologiques de ZOOPOLE développement ; ils m’apportent toutes les informations dont j’ai besoin, directement chez moi dans l’entreprise. La proximité est réelle. C’est un service vraiment appréciable lorsqu’on est loin des spécialistes du domaine !», précise-t-il. « Ils m’ont également permis de trouver les moyens de financer une partie de ma R&D, de mettre en place des stages et de m’aider dans les démarches de propriété industrielle », poursuit-t-il. Le fruit de la technologie ANAVELEC, c’est évidemment les animaux qui en parleraient le mieux ! Ils le font d’ailleurs en grandissant mieux dans une atmosphère qui prend en compte leur réel besoin physiologique.

« Ce système permet d’offrir un air d’une grande qualité aux animaux ; l’air vicié est extrait des salles, puis lavé ; les calories sont récupérées grâce à un échangeur etl’air propre refroidi est rendu au milieu extérieur ». La technologie ANAVELEC permet ainsi de concilier production animale, bien-être animal et qualité de l’environnement. Nul doute que la maîtrise de tels systèmes va permettre la mise en place d’un nouveau mode d’élevage s’inscrivant parfaitement dans la logique du développement durable.