Agriculture. Inauguration d’un équipement de trempage-séchage d’échalotes à Plouvorn

Article issu du site Internet du député http://www.gweneganbui.fr du 02/03/2013

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J’étais ce samedi matin à la Coopérative d’Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA) de Plouvorn qui inaugurait une machine de trempage – séchage d’échalotes.

Elaboré par la société Anavelec de Sainte-Sève, cet outil de séchage innovant, qui allie gains de compétitivité et performances énergétiques, va permettre aux producteurs d’échalotes du canton de réduire sensiblement les coûts liés à l’énergie. Ajouté à une meilleure organisation des producteurs lors de la mise en place du séchage, l’installation d’un échangeur de chaleur air/air et d’une douzaine de panneaux photovoltaïques  sont autant d’atouts techniques pour le développement économique du territoire.

La production d’échalotes en Finistère Nord représente plus de 80% de la production française. Ce sont 500 producteurs du Haut Léon qui cultivent 1500 hectares d’échalotes.

Après la signature de la Charte de territoire  Horn-Guillec vendredi 1er mars qui engage les agriculteurs à améliorer leurs pratiques agricoles, cet équipement témoigne  à nouveau de la volonté des agriculteurs à associer développement économique et développement durable.

LE 17 JUIN À HENVIC (29) Article Terra du 17 Juin 2012

 

Autour de Christian Merret, en bas à droite, les partenaires de la porte ouverte du 17 juin prochain : Coopeva, Anavelec, Rea Services, Tanguy Matériaux.  - © TERRA
Autour de Christian Merret, en bas à droite, les partenaires de la porte ouverte du 17 juin prochain : Coopeva, Anavelec, Rea Services, Tanguy Matériaux.
– © TERRA

25 ans déjà ! Pour fêter l’évènement, Coopeva a décidé d’organiser une porte ouverte chez l’un de ses adhérents, le 17 juin prochain. Ce sera aussi l’occasion, pour la coopérative, de mieux se faire connaître. Car, forte de sa trentaine d’adhérents sur les 4 départements bretons, elle ne représente que 5% des éleveurs de veaux de boucherie de la région qui, pour leur très grande majorité, travaillent en intégration.
« Mais, même si nous sommes libres, nous ne sommes pas seuls pour autant, apprécie Christian Merret, éleveur à Henvic. Nous achetons la poudre de lait en commun. Les veaux aussi, pour ceux qui le souhaitent ». C’est également Coopeva qui se charge de la commercialisation. Et une caisse de péréquation a été créée, afin d’amortir les variations de cours et de donner un coup de pouce aux éleveurs quand les prix plongent.
Si la porte ouverte du 17 juin prochain permettra aux visiteurs de se faire une idée sur l’élevage du veau, Coopeva mettra aussi l’accent sur la rénovation des bâtiments. « Il ne se crée plus de bâtiments neufs, explique Christian Merret. Et le parc vieillit ». Ainsi, certains de ses bâtiments datent des années 70, lorsque ses parents, jusque-là producteurs de légumes et de lait, se lancent dans un atelier complémentaire.
Profitant du PPE, le plan de performance énergie, l’éleveur a refait l’isolation. « C’est du confort supplémentaire pour les veaux, sensibles aux écarts de température ». Et la ventilation, « ce qui diminue l’hygrométrie, ennemi de l’élevage ». Le tout permettant d’obtenir des veaux en meilleure santé et d’améliorer les performances d’élevage.

Economiser l’énergie

 

En production de veaux de boucherie, 75% de l’énergie est consacrée à chauffer l’eau, pour préparer le lait. A la tête d’un atelier de 500 places, Christian Merret a décidé de diminuer la facture en installant des panneaux solaires thermiques. « En été, ils suffiront à faire monter l’eau jusqu’à 75°. En hiver, ils permettront d’atteindre les 40°, l’électricité apportant le complément ». Et, sur une année, l’économie devrait atteindre les 50%. « Le retour sur investissement devrait se faire en une dizaine d’années », calcule l’éleveur, qui a pu bénéficier de subventions du PPE, 40% pour un investissement plafonné à 40 000 ?, alors qu’il a engagé aux alentours de 70 000 ?, entre isolation, ventilation et panneaux solaires.

Panneaux solaires thermiques Paysan Breton du 10 au 16 juin 2011

Le soleil breton chauffe l’eau des veaux

Photo des panneaux (96m2)

À travers une porte ouverte, l’organisation de producteurs Coopéva communiquera sur la thématique de l’énergie à l’occasion de ses 25 ans

VEAU DE BOUCHERIE

« Dans un bâtiment veau de boucherie le coût de production d’eau chaude varie du simple au triple. Or, lorsque l’on se situe à 12 €/ veau, on peut mettre en œuvre des solutions pour baisser rapidement ce cout à 6-7€. D’où de sacrés gains, au bout du compte, si l’on multiplie par le nombre de veaux sortis », souligne Yvon Prigent, président de la coopéva. La coopérative, qui fête ses 25 ans, entend justement, à cette occasion, mettre l’accent sur la problématique énergie, qui sera de plus en plus cruciale à l’avenir pour la rentabilité des ateliers. Economies d’énergies mais aussi énergies renouvelables (solaire) seront donc au programme de la porte ouverte organisée le 17 juin avec plusieurs partenaires.

Rénovation globale

« Via cette journée, nous souhaitons montrer qu’en veaux, on peut gagner sa vie et innover pour gagner mieux demain », poursuit le président. C’est l’exploitation de Christian Merret, à Henvic (29), que les visiteurs seront invités à découvrir, soit un élevage de 505 places avec Dal et démarrage en cases. Mais aussi et surtout, un élevage qui a complètement revu sa stratégie énergétique. « J’ai commencé par refaire l’isolation d’un bâtiment qui datait de 1975, il y a un an, explique l’éleveur. De là, j’ai constaté l’amélioration des performances des animaux, grâce au fait qu’il y avait moins d’écart de température dans la salle. Dans la foulée, j’ai fait réaliser un diagnostic énergie et je me suis engagé dans la rénovation d’une salle ainsi que l’installation de panneaux solaires thermiques. Pour ces investissements, j’ai été aidé par le Plan de Performance Énergétique (PPE), à hauteur de 16.000€. A terme, j’espère être autonome énergétiquement à 50% pour la production d’eau chaude.

Du chauffage solaire

L’élevage s’est en effet récemment doté de 48 panneaux solaires qui offrent la possibilité de stocker 4500L d’eau à 75°C dans des chauffe-eau. Les quelques mois de recul conduisent l’éleveur à être confiant quant à la production de ces panneaux. « Même dans une journée couverte le matin, une éclaircie d’après-midi peut suffire à leur fonctionnement. Oui le soleil breton peut chauffer l’eau ! ». L’objectif est de descendre à 50Kwh/veau produit (donnée Michel Loaec, installateur Anavelec). Par ailleurs, dans un autre domaine et afin de valoriser les déjections de l’exploitation, l’éleveur a opté pour une couverture des fosses et un prétrempage des cases qui évite la dilution du lisier et permet son épandage sur céréales. Autant de choses visibles lors de la porte ouverte.

Solaire thermique : la puissance d’absorption importe

Les panneaux installés chez Christian Merret, allemands, sont de marque Citrin Solar. « Leur puissance d’absorption, en particulier, est importante. Par ailleurs, la taille de la tuyauterie en cuivre, est supérieure à la moyenne. Enfin, nous avons porté une attention particulière à la finition des panneaux, pour que rien ne soit perdu » détaille Michel Loaëc. Installés sur une longueur de 35m, les panneaux sont orientés Sud avec une inclinaison de 45°.

Anne-Laure Lussou